Samedi 23 juin 2007

Le tourisme mondial se porte bien et nombre de spécialistes voient dans cette activité l'un des moteurs de l'économie planétaire des prochaines années. Pourtant, un grain de sable pourrait enrayer la belle machine en 2006 : des protecteurs de l'environnement veulent limiter les déplacements en avion, car ils sont une source importante de pollution au CO2.

Dans son rapport annuel, rendu public le 24 janvier à Madrid, l'Organisation mondiale du tourisme, qui dépend de l'ONU, a annoncé que 2005 a été une bonne année pour le tourisme. En dépit d'une série d'événements tragiques, tels que le tsunami qui a ravagé l'Asie du Sud-Est en décembre 2004 et détruit les installations touristiques de la région ou les ouragans qui ont balayé les Caraïbes et la Louisiane.

Parmi les régions concernées par cette embellie, l'Afrique est en bonne place. "Bien qu'étant, avec le Moyen-Orient, le continent le moins visité du monde, l'Afrique, avec 10 % de hausse, est le seul a avoir augmenté de façon significative le nombre de ses visiteurs entre 2004 et 2005", souligne le quotidien sud-africain Cape Times. On note tout particulièrement que le Kenya est le grand gagnant, avec une hausse de 26 % du nombre de touristes, suivi des pays du Maghreb, surtout le Maroc et la Tunisie, et enfin de l'Afrique du Sud – qui, dès le mois d'août dernier, avait annoncé une hausse de 11 %.

"Les réserves animalières du Kenya seront en 2006 parmi les dix endroits les plus visités au monde", rapporte le quotidien de Nairobi The Nation, qui cite Frommer, l'un des organismes de voyages les plus réputés du Royaume-Uni. Selon un sondage, en effet, "les réserves du Kenya, Goa en Inde, la Californie, la Tasmanie et Hawaii sont les destinations qui font le plus rêver les touristes britanniques". Fait corroboré par l'Office du tourisme du Kenya : "Après sept ans de chute du nombre de touristes à cause de la peur du terrorisme, la situation s'est beaucoup améliorée."

Si l'Organisation mondiale du tourisme se réjouit des bons résultats obtenus en 2005, il pourrait cependant y avoir bientôt un retour de bâton. En effet, "de plus en plus d'objecteurs de conscience écologiques refusent de prendre l'avion, et ce mouvement pourrait bien marquer le début du reflux du tourisme bon marché", avance The Guardian. "J'ai réalisé que tous mes efforts pour rester écolo, recycler mes déchets, isoler ma maison, ne pas rouler en 4 x 4, seraient complètement balayés par quelques jours de vacances en avion", explique par exemple Michael Gibson, de Manchester, cité par le quotidien. Et ce Britannique est loin de représenter un cas isolé : "Soudainement et spontanément, un nombre croissant de voyageurs ont décidé d'abandonner ou au moins de réduire le nombre de leurs week-ends en Europe et de leurs vacances au soleil, devenus si communs avec les compagnies aériennes à bas prix", constate le quotidien britannique.

Parmi les arguments contre les voyages en avion, The Guardian note qu'"un vol aller-retour en Floride produit autant de dioxyde de carbone qu'une voiture en un an. En allant en avion de Londres à Edimbourg, on génère 193 kilos de CO2, huit fois plus qu'en train."

Le mois prochain, une pétition pour limiter les déplacements en avion va être lancée à l'initiative de Flight Pledge, qui veut récolter sur son site internet suffisamment de signatures pour faire pression sur l'Union européenne afin qu'elle augmente les taxes sur le carburant des avions. L'objectif est de faire grimper le prix des billets pour faire baisser le nombre de voyageurs. "Greenpeace, les Amis de la Terre et l'association Transports 2000 se joignent à cette manifestation", note le quotidien britannique The Independent. "Nous ne savons pas encore combien de personnes ont adopté l'idée de réduire leurs déplacements en avion, mais une chose est sûre, 2006 va être l'année où ce phénomène va émerger", pronostique enfin The Guardian.

Source : courrierinternational.com  Par : Anne Collet

par Achraf AHMINI publié dans : Environnement & Tourisme Durable
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Mercredi 9 mai 2007

Dégradation de l’environnement : des association marocaines interpellent le gouvernement
Dégradation de l’environnement : des association marocaines interpellent le gouvernement

Les associations de protection de l'environnement dans le Maroc du Nord groupées autour de Écolo Plateforme Maroc du Nord [1] dénoncent les graves atteintes portées à l'égard des patrimoines écologiques et paysagers au nom du développement économique et de la promotion touristique et au détriment du développement durable.

Pour ces associations de protection de l'environnement, l'attitude et la pression exercées par les lobbies financiers (promoteurs immobiliers, spéculateurs du foncier,......) envers les représentants de l'Etat et les élus locaux est inacceptable et n’a pour but que de leur donner l’occasion de s'approprier tous les terrains domaniaux y compris dans les zones sensibles d'intérêt mondial. L'aire protégée de la Moulouya (Saïdia) en est l'exemple frappant. « Cette action ne peut être que désastreuse à la fois sur le patrimoine écologique combien sensible et notre population locale combien pauvre et démunie ».

Les Département de l'Environnement et des Eaux et Forêts semblent plongés dans un silence inhérent, et ne sont pas, semble t il, en mesure d'accomplir consciencieusement la mission qui leur est assignée et qui consiste à protéger l'environnement et à la sauvegarder les ressources naturelles. « Ces organismes étatiques ne font qu'entretenir l'illusion d'une protection superficielle qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir "d'alibi" aux politiques entravant l'application des droits de l'environnement et du littoral » commente les ONG dan leur communiqué. « Nous rendons responsables le gouvernement marocain de toutes les conséquences que leur politique irrationnelle du développement puisse avoir sur les écosystèmes et sur les conditions de survie des générations à venir » peut on lire sur le document.

Ces associations de protection de l'environnement marocaines exigent l'arrêt immédiat de la réalisation des trois terrains de golf à Saidia qui selon elles auront des impacts catastrophiques sur les apports d'eau. Elles demandent d’une part au premier ministre de mettre tous les moyens en œuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements climatiques survenus à Georgia aux USA et en Indonésie, et au gouvernement marocain de respecter les textes nationaux et internationaux ratifiés par le Maroc et l'arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions d’une élite qui ne cherche que l'intérêt personnel.

Pour terminer, les associations de protection de l'environnement marocaines appellent les partis politiques et le tissu associatif à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires afin de préserver notre patrimoine écologique et barrer le chemin aux profits élitistes et personnels. Elles appellent aussi le parlement marocain à travers ses deux chambres à stopper toutes mesures et projets destinés à détruire notre environnement et exposer la population à la pauvreté perpétuelle.

Association Homme et Environnement (AHE), Berkane, Espace de Solidarité et de Coopération de l'Oriental (ESCO), Oujda, Association Amis de l’Environnement (AAE), Oujda, Association AZIR, Al Hoceima, Association Thissaghnasse pour la Culture et le Développement (ASTICUDE), Nador, Association Mobadara pour le Développement Durable et le Tourisme.

Source : actualites-news-environnement.com  Par : Salim A. Bourras

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Vendredi 4 mai 2007

La Commission européenne a donné son aval, vendredi, à la création d'un nouveau géant du tourisme, issu de la fusion entre le britannique MyTravel et son concurrent allemand Thomas Cook, estimant que ce mariage préserve la concurrence en Europe.

Le 12 février, les deux voyagistes avaient annoncé la création de Thomas Cook PLC, un groupe basé et coté à Londres. Présenté comme une fusion entre égaux, le mariage est de facto une acquisition du numéro trois européen MyTravel par le groupe allemand, numéro deux sur le Vieux continent.

Thomas Cook avait lui même été racheté peu avant par le groupe de grands magasins KarstadtQuelle, dont l'ambition est de se recentrer sur le tourisme, jugé plus porteur que la grande distribution.

L'opération doit encore être approuvée par les actionnaires de MyTravel, lequel prévoit une finalisation de l'opération le 19 juin.

Par son feu vert, Bruxelles ouvre la voie à un groupe qui emploiera 33.000 salariés dans le monde et enverra chaque année plus de 19 millions de passagers en vacances. Il gèrera par ailleurs 2.900 bureaux dans le monde et une flotte de 97 avions.

Avec un chiffre d'affaires annuel de près de 12 milliards d'euros, le nouveau groupe s'imposera comme le numéro deux incontesté du voyage en Europe, derrière l'allemand TUI, mais loin devant l'autre allemand Rewe.

C'est sur les marchés irlandais et britannique des vacances à forfait que la concentration risquait de générer le plus de problèmes, craignait la Commission.

En effet, quatre grands voyagistes y sont présents actuellement: Thomas Cook, MyTravel, TUI et First Choice. Une fusion entre les deux premiers fera donc passer le nombre d'acteurs de quatre à trois.

Mais à l'issue de son enquête, la Commission a considéré que l'opération "ne risquait pas de nuire aux consommateurs britanniques et irlandais qui continueront à avoir accès aux circuits à forfait à des prix concurrentiels".

La Commission reconnaît avoir révisé sa copie depuis 1999, date à laquelle elle avait opposé son veto au rachat de First Choice par Airtours car elle redoutait une hausse des prix sur le marché des voyages à forfait.

En juin 2002, la justice européenne avait annulé ce veto, jugeant la décision de la Commission bourrée d'erreurs.

"L'industrie a profondément changé depuis", reconnaît la Commission. Le développement d'internet notamment "a permis aux consommateurs d'accéder à un large éventail de sites de voyages" et dorénavant, "ils peuvent effectuer plus de choix grâce aux moteurs de recherche et aux sites web de comparaison des prix".

Parallèlement, relève-t-elle, "l'expansion des compagnies aériennes à bas prix a ouvert la voie à de nombreuses nouvelles destinations de vacances et a encouragé les voyages autogérés".

Si ce feu vert est une bénédiction pour Thomas Cook, il constitue en revanche un vrai sujet d'inquiétude pour l'allemand TUI et le britannique First Choice, qui eux aussi ont annoncé un projet de fusion.

Leur dossier est actuellement à l'étude à Bruxelles, mais dorénavant, avec un acteur en moins, la Commission pourrait estimer que le marché est trop concentré et qu'il faut interdire la fusion.

Vendredi matin, les deux voyagistes ont d'ailleurs annoncé qu'ils avaient proposé de céder des actifs en Irlande, afin de faire passer la pilule et de décrocher l'aval de la Commission. Verdict le 4 juin.

Source : AFP

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Dimanche 22 avril 2007

On ne cesse de le répéter : le Haouz, arrière-pays de Marrakech est porteur d’un grand potentiel touristique. De fait, la région a attiré de grands investisseurs comme Alain Grenn ou Emaar, le groupe émirati qui a lancé un projet à Oukaimeden. D’autres investisseurs, plus petits certes, ont aussi opté pour le Haouz. Ils exploitent aujourd’hui avec succès la niche écotourisme. C’est le cas du projet Terres d’Amanar.

A 35 km de Marrakech sur la route d’Asni, le domaine d’Amanar est situé en pleine nature, et s’étend sur 70 hectares, juste à proximité des immensités du domaine forestier du parc naturel du Toubkal. Cela représente un investissement de 150 millions de DH, étalé sur 6 ans. Ici, le dépaysement est total. Environnement exceptionnel et authentique, loin du stress et de la pollution. Hébergement en bivouac et restauration service sous tente avec multiples activités accessibles à tous, quelles soient sportives (VTT, équitation, randonnées, parcours santé), ou tout simplement des programmes de découvertes des métiers artisanaux berbères. Le tout est packagé dans des offres de séjour qui peuvent aller du simple repas au séjour en pension complète avec activités (hammam, excursions à dos d’âne, booling berbère, initiation à la fauconnerie, parcours aérien avec tyroliennes... et une piscine chauffée, en cours de construction). Bref, on peut tout faire au milieu d’un cadre idyllique. Et c’est un nouveau créneau que les promoteurs du projet inscrit dans le tourisme durable, n’ont pas occulté de leur business plan.

«Depuis le démarrage du site, Terres d’Amanar a accueilli près de 6.000 personnes», indique son promoteur, Jean-Martin Herbeck. Ses adeptes sont en majorité des groupes d’incentives (entreprises internationales et nationales désirant organiser des programmes au profit de leurs employés). Cette année, le site reçoit de plus en plus de clients individuels (nationaux). Du coup, une offre pour ce type de clientèle a été mise en place (samedis, dimanches et mercredis) avec des packages à 200 DH pour la demi-journée ou encore à la journée. «Nous n’avons pas honte de gagner de l’argent sur un produit finalement touristique. Mais en même temps, les terres d’Amanar font travailler en priorité des gens de la région et génèrent d’importantes ressources pour l’économie locale», ajoute Herbeck. Le site naturel est peu construit et lorsque c’est le cas, il respecte les méthodes traditionnelles locales (bâtiments construits en pisé). Ses promoteurs comptent en deuxième phase le développer avec les habitants des villages environnants. Un projet de reprise des maisons abandonnées, (pour en faire un lieu d’accueil des fondations et ONG sociales travaillant dans la région), est en cours.

Source : Forum Marocain Du Tourisme

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Vendredi 20 avril 2007

Activités de montagne
Les montagnes marocaines, que ce soit celles du Rif ou celles de la chaîne atlassique, permettent de très belles balades et randonnées plus ou moins sportives en fonction des capacités de chacun. Elles sont aussi des lieux d’observation privilégiés de la faune, de la flore et de la géologie. En altitude, les cimes enneigées de l’Atlas permettent de skier.

Randonnée à cheval, mules ou dos de dromadaire
Les caractéristiques particulières des reliefs imposent parfois l’usage des 4X4 berbères », comme les appellent les populations rurales : l’âne, dans tout le pays et les dromadaires dans les espaces désertiques du Sud, passent partout où l’homme a plus de difficultés à se mouvoir. Ces animaux permettent de prolonger la randonnée dans les endroits plus inaccessibles de manière originale et agréable. Sur la côte atlantique, il est également possible de faire de la randonnée à cheval. Partout dans les montagnes marocaines, vous croiserez des mules, fidèles compagnons des randonneurs ou des marchands, pour le portage des bagages ou des denrées.

Activités nautiques
Les côtes de l’Atlantique au sud d’Agadir, sont réputées pour leurs " spots ". Les spécialistes comme les amateurs pourront s’essayer aux joies de la glisse. Dans le nord du pays, vous pourrez également vous essayer au kayak de mer, à la pèche en barque ou tout simplement aux baignades en eau de mer. Au cœur des montagnes, ce sont les sources d’eau douce qui vous accueillent pour quelques brasses rafraîchissantes.

VTT et Vélo
Parce qu’il permet d’accéder à des sites splendides et difficiles d’accès, le VTT est un moyen de transport idéal pour visiter les zones rurales et montagnardes du Maroc.
Il est possible, pour les férus de cette activité, d’organiser des randonnées complètes en VTT, notamment dans le massif du M’Goun, dans le pays de Tananis, dans les montagnes de l’Atlas ou encore sur les terres de la tribu berbère Ait Mguild.

 

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Du massif M’Goun aux 40 Kasbahs de N’Koub
 
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Source: http://www.tourisme.gov.ma/rural

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