Lundi 7 mai 2007

«Un sérieux problème pour le développement du tourisme local, car on le sait : le meilleur déchet, c’est celui qui n’existe pas. Trier, c’est bien. Jeter moins, c’est encore mieux ! Moins de déchets, c’est moins de gaspillage, moins de pollution, moins d’argent consacré à ces questions.
La ville thermale de Sidi-Bouhanifia-les-Bains, ne conjugue malheureusement plus le verbe trier au présent. Ordures ménagères, gravats, cartons d’emballage, bouteilles en plastique ou en verre vides, gobelets, pneus, et autres objets flottants non identifiés font parties désormais du paysage de l’oued qui traverse la ville. Une liste d’ingrédients des déchets putrescibles et imputrescibles dans une sorte de gamme d’activités guidées ou des explications lexicales sont loin de faire une approche citoyenne, car ces questions ne sont pas dans l’éducation citoyenne. A Sidi-Bouhanifia-les-Bains particulièrement, le combat contre la saleté suppose une transformation radicale des mentalités car l’insalubrité a été érigée en règle dans ce haut lieu du tourisme. Les déchets plastiques et les eaux usées font partie du décor au niveau du lit de l’oued Bouhanifia. En des endroits, y compris au centre de cette ville thermale, l’odeur est nauséabonde, si bien que la plupart des touristes nationaux, profondément  dégoûtés, ne reviennent plus.
«Sidi Bouhanifia que nous avons connu dans les années soixante-dix n’est plus la même. Beaucoup de choses ont changé, et dans le mauvais sens malheureusement, notamment la salubrité publique qui pose problème», s’indigne un couple d’un certain âge rencontré à la terrasse du café de l’oued Bouhanifia.
Au-delà de l’assainissement, l’entretien et l’amélioration urbains posent problème, vu que les images qui nous parviennent de l’oued Bouhanifia ne semblent pas déranger les concernés en premier lieu à Sidi-Bouhanifia. A ce niveau, si rien n’est fait, la ville des eaux perdra tout son charme. Biodégradables, inertes ou toxiques, tous les déchets qui se sont déposés ou ont été déposés et les déchets ménagers toxiques ainsi que les résidus de substances potentiellement nocives sont lâchés à partir des canalisations des eaux usées, qui, pour la plupart, se déversent dans l’oued.
L’eau saumâtre qui baigne langoureusement le long de l’oued Bouhanifia, visible à l’œil nu, est devenue la curiosité de tous les passants qui foulent les deux ponts de la ville. Le problème des déchets doit être traité globalement. La ville de Sidi-Bouhanifia, à l’instar des autres villes, est en danger réel. L’exemple flagrant de la ville des thermes Sidi-Bouhanifia, et d’autres zones sur le territoire de la wilaya connaissent le même sort, exige une prise en charge urgente.
Les décharges sauvages tout au long de l’oued, qui polluent et enlaidissent le paysage ainsi que les mauvaises odeurs des urines provenant des toilettes à ciel ouvert sans compter les excréments humains qui pourrissent à l’air libre, côtoient indéniablement un site d’activité touristique proche, où les enfants, des jeunes et des moins jeunes et autres foules de touristes observent avec fatalité la dérive de la chose publique. Le défi immédiat est de mettre chacun devant ses responsabilités y compris les citoyens et autres glaneurs qui jettent leurs ordures partout. Certains, soit par négligence ou inconscience, laissent derrière eux des objets encombrants : piles, médicaments, produits dangereux, déchets d’équipement électrique et électronique…
Dans un autre contexte, mais toujours concernant l’hygiène, le tourisme est devenu, après la décennie noire, un pilier de l’économie locale, ce qui fait que chaque famille se sent directement concernée par l’activité touristique. Les hôteliers sont les premiers concernés dont plus d’une cinquantaine d’établissements subissent une concurrence d’une manière inéquitable, plus connu sous le jargon commercial «concurrence déloyale».
Les prix pratiqués pendant la grande saison et la basse saison sont exorbitants, vu l’hygiène des lieux et l’état des chambres qui laissent à désirer. Le visiteur averti ne peut donc qu’être surpris par la floraison de ces hôtels business. Pour les restaurants sans étoiles qui pullulent, dans ces lieux, contrairement à leur dénomination, le menu est très limité avec des additions et soustractions où il est préférable avant de passer à table de bien ausculter les lieux.

Source : La nouvelle république (Quotidien Algérien d'information) Par : Sidi Bouhanifia

Par Achraf AHMINI - Publié dans : International
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Lundi 7 mai 2007

Djanet, dans la wilaya d'Illizi, au coeur du Tassili n'Ajjer, aura prochainement son théâtre en plein air qui devra être construit dans la localité de In Abarbar, à 2 km de la ville.

L'étude du projet qui s'inscrit dans le cadre du programme de développement sectoriel décentralisé a été achevée dernièrement et une enveloppe financière estimée à 110 millions de dinars a été dégagée pour la réalisation de cette nouvelle infrastructure. La construction de ce théâtre répond à la nécessité de renforcer les structures culturelles et de loisirs de la ville qui se doit d'être à la hauteur de son statut et de son rang qui en ont fait le coeur battant d'une région hautement touristique dont la richesse culturelle a grandement besoin de scènes et de promotion. Selon la fiche technique citée par l'APS, le théâtre en plein air sera d'une superficie globale de 7 450 m2, dont 2 600 m2 bâtis. D'une capacité d'accueil de 2 000 places, il sera doté de deux loges pour les artistes, de deux salles de répétition ainsi que d'une cabine de projection en plein air. Le théâtre aura également des structures annexes, dont principalement une vaste salle de maintenance, une cafétéria et un salon d'honneur. Cependant, pour l'heure, selon la direction de la culture de la wilaya d'Illizi, la réalisation de ce théâtre bute sur l'absence d'entreprises spécialisées pouvant prendre en charge le chantier. Aussi les autorités locales ont-elles entrepris de battre la campagne pour trouver «l'oiseau rare» qui leur permettra de lancer les travaux de réalisation de ce projet avant la fin de 2007. La construction de ce théâtre est évidemment une bonne chose qu'on ne peut qu'applaudir. Mais un bâtiment n'a jamais garanti la bonne santé de la culture. Il ne s'agira donc pas de construire seulement mais surtout de «rentabiliser»

l'infrastructure par son exploitation optimale. Or, qui dit exploitation dit productions et animations culturelles, qui ont tout autant, si ce n'est plus, besoin d'être garanties.

La région du Tassili n'Ajjer a ses artistes et ses associations culturelles qui ont besoin d'être soutenus pour pouvoir produire. Cela sans parler de possibilités d'échanges culturels que la wilaya, désormais dotée d'un théâtre, peut avoir avec d'autres wilayas ou structures culturelles nationales ou étrangères et qui lui permettraient d'élargir son horizon culturel en s'ouvrant à d'autres cultures pour un enrichissement mutuel.

Un tel projet a besoin de bien plus de soutiens et d'efforts, qui sont nécessaires pour que le théâtre de Djanet ne devienne pas un bâtiment qu'on ouvre seulement à l'occasion des commémorations, hommages, rendez-vous électoraux et, peut-être, quelques soirées et manifestations conjoncturelles.

Source : La tribune  Par : Reda Cadi

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Lundi 7 mai 2007
Le secteur du tourisme au Maroc devrait continuer à croître malgré les récents attentats de Casablanca selon le ministre marocain du tourisme.

Le Maroc veut se renforer dans le tourisme (JPEG) Les craintes relatives aux événements de Casablanca et leurs éventuelles répercussions sur l’activité touristique du pays se sont finalement éclipsées. « L’Italie a eu ses brigades rouges », rappellera le ministre du Tourisme , Adil Douiri, au cours d’une rencontre avec la presse, dimanche dernier. Le politique n’emboîtera donc pas le pas sur l’économique et le Maroc devrait avoir de beaux jours devant lui. Du moins en ce qui concerne son développement touristique. Michael Frenzel, président de TUI, le confirmera et dépassera le stade de simples déclarations à la presse.

En signant avec le gouvernement marocain, TUI s’engage à doubler le flux actuel de ses touristes pour le porter à 517.000 clients au terme des quatre prochaines années. Pour ce faire, le géant mondial injectera une capacité en sièges sur ses propres compagnies aériennes de 400.000. Pas un mot cependant sur l’enveloppe allouée au volet marketing. Selon un professionnel, le montant moyen par touriste est de 10 dollars. Les modalités du partenariat entre le Maroc et TUI devraient être définies au cours des prochaines semaines.

Source : l'Economiste Synthèse : Kahina

Par Achraf AHMINI - Publié dans : National
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Dimanche 6 mai 2007

Du concret à la septième édition des Assises internationales du tourisme les 28 et 29 avril dernier . L’un des moments forts aura été la signature d’un partenariat entre le géant TUI et le gouvernement marocain.

Les craintes relatives aux événements de Casablanca et leurs éventuelles répercussions sur l’activité touristique du pays se sont finalement éclipsées. «L’Italie a eu ses brigades rouges», rappellera le ministre du Tourisme , Adil Douiri, au cours d’une rencontre avec la presse, dimanche dernier. Le politique n’emboîtera donc pas le pas sur l’économique et le Maroc devrait avoir de beaux jours devant lui. Du moins en ce qui concerne son développement touristique. Michael Frenzel, président de TUI, le confirmera et dépassera le stade de simples déclarations à la presse. En signant avec le gouvernement marocain, il s’engage à doubler le flux actuel de ses touristes pour le porter à 517.000 clients au terme des quatre prochaines années. Pour ce faire, le géant mondial injectera une capacité en sièges sur ses propres compagnies aériennes de 400.000. Pas un mot cependant sur l’enveloppe allouée au volet marketing. Selon un professionnel, le montant moyen par touriste est de 10 dollars. Les modalités du partenariat devraient être définies au cours des prochaines semaines.
Effet d’annonce, celui des projections à l’horizon 2015. Rien à voir avec le plan de développement que le message royal a exhorté de concevoir dès à présent (www.leconomiste.com). Ce plan devrait établir une nouvelle feuille de route pour le tourisme marocain à l’horizon 2020. Les projections établies actuellement portent sur l’échéance 2015. A cette date, la capacité litière du Royaume devrait être de 330.000 lits. C’est ce que devait d’ailleurs rappeler le ministre du Tourisme au Conseil de gouvernement du 3 mai, en revenant sur les Assises, la Lettre royale et toute la politique touristique. Les nuitées devraient pour leur part s’élever à 50 millions et le nombre d’emplois générés par le secteur à 825.000. Au total, il s’agira d’opportunités générant un chiffre d’affaires de 23 milliards d’euros (l’équivalent de 253 milliards de DH) que les investisseurs potentiels sont appelés à saisir.
Pour disposer des projections 2020, il faudra attendre que les études soient lancées et finalisées. Pour l’heure, les objectifs 2015 donnent une plus grande visibilité. Dommage toutefois que les organisateurs se soient arrêtés à 2006 dans le dossier de presse remis en marge des Assises. Plage Blanche ne figure pas sur la liste des stations balnéaires concédées. Cette édition aura connu quelques couacs sur le volet communication. «Très peu de rencontres ont été programmées», regrette un opérateur étranger qui a fait le déplacement pour assister à la manifestation. C’est pourtant là un des aspects les plus importants.
Quid du Club des investisseurs? Créé en 2006, ce Club réunit des investisseurs potentiels censés faire du lobbying principalement à l’international. Qu’est-il devenu?
Les organisateurs y accorderont probablement un plus grand intérêt lors des prochaines éditions.
Avec la nouvelle feuille de route dont devrait disposer le secteur, le Maroc scelle son plan de développement sur la prochaine décennie. Le tourisme devrait représenter plus de 14% du produit intérieur brut au lieu de 9% aujourd’hui.

Source : L'Economiste  Par : Amale DAOUD

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Dimanche 6 mai 2007

Les hôtels se disent «en avance» sur les réservations pour les prochains mois. Un fait notamment attribué à la venue de nouvelles compagnies aériennes et à l’intensité des opérations de promotion à l’étranger. Du coup, cette année, la basse saison pour les touristes n’en sera pas une.

Vous avez dit basse saison ? Les mois creux pour la destination mauricienne sont de plus en plus… remplis. Si l’on en croit les prévisions des principaux groupes hôteliers, les taux d’occupation en mai et en juin seront, cette année, supérieurs à la moyenne. Ils seront, en tout cas, supérieurs à ceux de 2006, à la même période.

Sun Resorts, Veranda Resorts, Beachcomber, Naïade Resorts, les grands groupes (qui représentent à eux seuls une vingtaine des plus grands établissements et plus de 30 % du parc hôtelier) se disent tous «en avance» sur les réservations, pour les mois de mai, juin et même juillet prochains.

«Notre basse saison sera moins mauvaise qu’en 2006. Après la crise du chikungunya, nous avions pris les devants, non seulement pour la haute saison mais aussi pour la basse saison», indique Jean-François
Rivière, responsable commercial chez Naïade Resorts. Il évoque quelques opérations de prestige en France ou en Grande-Bretagne, les principaux marchés. Couplées avec la venue de nouvelles compagnies aériennes, elles ont donné de bons résultats.

Chez Veranda Resorts, juin et juillet s’annoncent «déjà très positifs et les réservations vont encore augmenter, c’est sûr». Même situation chez Sun Resorts. «Nous avons eu quatre premiers mois exceptionnels et mai s’annonce meilleur que mai 2006», explique Arnaud Martin, directeur commercial de Sun Resorts.

Veranda Resorts évoque une importante augmentation des fréquences aériennes sur la France pour expliquer cette bonne performance. Corsairfly propose en effet deux vols et près de 1 000 sièges supplémentaires par semaine, en plus de ceux qui sont offerts par Air Mauritius et Air France.

Mais, pour la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), c’est aussi «l’intensité» des opérations de promotion qui donne des résultats. «Les campagnes sont allées droit au consommateur, surtout en France», signale l’organisme de promotion.

La destination mauricienne fait donc le plein durant l’hiver tropical. Ce qui n’est jamais aisé. Car, traditionnellement, Maurice accueille entre 42 000 et 50 000 touristes pour juin et mai, respectivement, comme en 2006, notamment et comparé à des arrivées de 96 000 touristes pour la haute saison, comme en décembre dernier. C’est pratiquement la moitié en moins…

Mais ces dernières années, la progression des arrivées est sensible en juin. Contre 38 000 touristes en juin 2004, la destination a accueilli 42 000 en 2005, puis en 2006 encore autant.

N’importe quelle destination touristique a sa basse saison et il s’agit de composer avec, fait ressortir Karl Mootoosamy. Pour lui, il n’y a pas de secret : l’hiver tropical est même un mal nécessaire. Il permet aux hôtels de «souffler, de se rénover, de former le personnel»… 1 500 chambres seront en rénovation durant la basse saison.

Durant la basse saison, les établissements font des efforts tarifaires et ciblent des segments de clientèle, comme les jeunes couples en lune de miel, mais aussi sur les voyages d’incitation, entre autres.


«Des efforts sur la basse saison»

«On note désormais une fragmentation des voyages sur des marchés comme la France avec des gens qui partent en vacances deux ou trois fois par an», commente Karl Mootoosamy, directeur de la MTPA. La commercialisation se fait à travers des packages, mais aussi des voyages de motivation ou encore des voyages combinés, avec d’autres destinations voisines.

Une situation qui devrait faire plaisir à Xavier Duval, ministre du Tourisme et des Loisirs. Il ne cesse, en effet, de le répéter : «Il faut faire des efforts sur la basse saison.» L’objectif est d’optimiser le rendement des chambres d’hôtel. «Il sera bon cette année. La capacité hôtelière est la même qu’en 2006 et il y a aussi des hôtels en rénovation, donc on a moins de pression», précise le ministre du Tourisme. Mais avec les nouveaux hôtels à venir, Xavier Duval ne veut pas rester les bras croisés. «Il faudra définitivement développer une stratégie pour la basse saison», souligne-t-il.

Quoi qu’il en soit, le phénomène de la basse saison… pourrait ne plus en être un. Le ministère du Tourisme et des Loisirs a imaginé un calendrier d’activités événementielles pour dynamiser les mois creux. Events Mauritius sera créé pour cela, un grand élément de marketing, à l’avenir (voir hors-texte).

Pour la destination mauricienne, il s’agit donc de concurrencer… son marché principal, l’Europe ! En effet, les Européens, qui représentent les deux tiers des touristes qui viennent à Maurice, préfèrent la Méditerranée, voire l’Atlantique, à un déplacement lointain et coûteux vers l’océan Indien. Par ailleurs, ce n’est pas non plus la période des traditionnelles vacances européennes.

Si l’événementiel reste un élément clé, cette année ce ne sera pas nécessaire : les taux d’occupation sont suffisamment bons. Et, à cet exercice-là, Maurice est en train de réussir son positionnement sur la carte du tourisme mondial.



Events Mauritius voit le jour

Pour gérer les grands événements, Events Mauritius. Cette structure indépendante devrait permettre de créer une synergie autour de tous les événements qui se tiennent dans la destination touristique mauricienne. «Events Mauritius est là aussi pour pallier la basse saison touristique», dit Xavier Duval. Le ministre du Tourisme et des Loisirs est la cheville ouvrière de ce projet. Events Mauritius devrait contribuer à la promotion de Maurice. Un calendrier événementiel est en préparation et un conseil d’administration sera constitué. La nouvelle structure devrait commencer à opérer assez rapidement.

Source : L'express  Par : Thierry CHATEAU

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