Moins de dix ans auront suffi au Maroc pour développer son potentiel touristique et pour proposer absolument tous les types de vacances selon les standards de qualité internationaux.
«Pour la première fois, depuis janvier 2001, c'est de prévisions de réalisation et non pas de projets que nous parlons», a déclaré Adil Douiri, ministre du Tourisme, lors des Assises du tourisme qui se déroulaient récemment à Fès.
Pour atteindre l'objectif de 10 millions de touristes étrangers en 2010, le Maroc a mis en chantier un plan ambitieux appelé Vision 2010.
Un chantier national
Six nouvelles grandes stations balnéaires internationales sont en cours de réalisation, une sur le bord de la Méditerranée, les autres sur la côte de l'Atlantique. Des promoteurs tant des pays européens que des pays arabes y investissent par centaines de millions. Les premiers hôtels devraient ouvrir pour la prochaine saison hivernale.
Les cités impériales et les villes de charme font l'objet de travaux de rénovation, pendant que partout on augmente la capacité hôtelière. Les hôtels conventionnels, mais aussi les palais et les maisons d'hôtes se multiplient.
En milieu rural, en montagne, dans les oasis, l'accueil chez l'habitant prend les formes les plus variées selon l'environnement et la culture propres au milieu.
Dans le même temps, le gouvernement marocain a investi dans l'aménagement d'autoroutes, la réfection de routes, la rénovation et la construction d'aéroports.
On a également ouvert le ciel national marocain à la concurrence et signé un accord de ciel ouvert avec l'Europe qui se traduit par la multiplication des liaisons aériennes et l'entrée des compagnies à bas prix.
La formation professionnelle est également à l'ordre du jour. De nouvelles écoles de tourisme ouvrent leurs portes.
Dans divers milieux économiques, notamment l'agroalimentaire (dont les secteurs de l'olive et du vin), on s'ouvre également au tourisme.
Expériences
Grâce à ces réalisations, le Maroc se fait fort d'offrir quatre types d'expériences aux touristes, assure le ministre du Tourisme.
On pourra ainsi, dans l'ensemble du territoire marocain, avoir le choix du lieu pour des vacances de repos et de tranquillité, notamment sur le bord de la mer.
Il sera également possible de vivre des expériences authentiques, ce que le ministre appelle «une rencontre vraie où l'on se sent acteur plutôt que spectateur».
La découverte de la nature, très diversifiée d'une région à l'autre, est également un secteur en cours de développement. Enfin, les vacances actives et sportives, parfois dans des milieux extrêmes et encore vierges, seront également accessibles.
Sécurité
Évidemment, du fait de récents événements survenus dans la métropole marocaine, la question de la sécurité a été soulevée par la presse internationale présente à Fès pour les Assises du tourisme.
«Le niveau de sécurité est particulièrement élevé au Maroc», affirme Adil Douiri, ministre du Tourisme. Ce qui s'est passé dernièrement à Casablanca, ce n'était pas des attentats, c'étaient plutôt des «suicides idéologiques» d'individus traqués par la police.
«Notre police est efficace et a toujours un coup d'avance plutôt que de retard», précise le ministre.
Preuve de la confiance de l'industrie privée en l'avenir du tourisme, le plus important groupe de tourisme au niveau mondial vient de signer un accord commercial avec le Maroc, dit-on.
N.D.L.R. Notre journaliste était l'invité de l'Office national marocain du tourisme. Le transport était assuré par Royal Air Maroc.
Source : canoe.com Par : Paul Simier - Journal de Montréal