Mercredi 9 mai 2007

Dégradation de l’environnement : des association marocaines interpellent le gouvernement
Dégradation de l’environnement : des association marocaines interpellent le gouvernement

Les associations de protection de l'environnement dans le Maroc du Nord groupées autour de Écolo Plateforme Maroc du Nord [1] dénoncent les graves atteintes portées à l'égard des patrimoines écologiques et paysagers au nom du développement économique et de la promotion touristique et au détriment du développement durable.

Pour ces associations de protection de l'environnement, l'attitude et la pression exercées par les lobbies financiers (promoteurs immobiliers, spéculateurs du foncier,......) envers les représentants de l'Etat et les élus locaux est inacceptable et n’a pour but que de leur donner l’occasion de s'approprier tous les terrains domaniaux y compris dans les zones sensibles d'intérêt mondial. L'aire protégée de la Moulouya (Saïdia) en est l'exemple frappant. « Cette action ne peut être que désastreuse à la fois sur le patrimoine écologique combien sensible et notre population locale combien pauvre et démunie ».

Les Département de l'Environnement et des Eaux et Forêts semblent plongés dans un silence inhérent, et ne sont pas, semble t il, en mesure d'accomplir consciencieusement la mission qui leur est assignée et qui consiste à protéger l'environnement et à la sauvegarder les ressources naturelles. « Ces organismes étatiques ne font qu'entretenir l'illusion d'une protection superficielle qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir "d'alibi" aux politiques entravant l'application des droits de l'environnement et du littoral » commente les ONG dan leur communiqué. « Nous rendons responsables le gouvernement marocain de toutes les conséquences que leur politique irrationnelle du développement puisse avoir sur les écosystèmes et sur les conditions de survie des générations à venir » peut on lire sur le document.

Ces associations de protection de l'environnement marocaines exigent l'arrêt immédiat de la réalisation des trois terrains de golf à Saidia qui selon elles auront des impacts catastrophiques sur les apports d'eau. Elles demandent d’une part au premier ministre de mettre tous les moyens en œuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements climatiques survenus à Georgia aux USA et en Indonésie, et au gouvernement marocain de respecter les textes nationaux et internationaux ratifiés par le Maroc et l'arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions d’une élite qui ne cherche que l'intérêt personnel.

Pour terminer, les associations de protection de l'environnement marocaines appellent les partis politiques et le tissu associatif à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires afin de préserver notre patrimoine écologique et barrer le chemin aux profits élitistes et personnels. Elles appellent aussi le parlement marocain à travers ses deux chambres à stopper toutes mesures et projets destinés à détruire notre environnement et exposer la population à la pauvreté perpétuelle.

Association Homme et Environnement (AHE), Berkane, Espace de Solidarité et de Coopération de l'Oriental (ESCO), Oujda, Association Amis de l’Environnement (AAE), Oujda, Association AZIR, Al Hoceima, Association Thissaghnasse pour la Culture et le Développement (ASTICUDE), Nador, Association Mobadara pour le Développement Durable et le Tourisme.

Source : actualites-news-environnement.com  Par : Salim A. Bourras

Par Achraf AHMINI - Publié dans : Environnement & Tourisme Durable
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Mercredi 9 mai 2007
Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie, Salah Eddine Mezouar, actuellement en tournée à la tête d'une délégation au Venezuela et dans 13 pays des Caraïbes, s'est entretenu, lundi à Caracas, avec plusieurs responsables vénézuéliens, dans le cadre de la campagne de promotion de la candidature de la ville de Tanger à l'organisation de l'Exposition internationale 2012.

M. Mezouar s'est, notamment, réuni avec le vice-ministre des Affaires étrangères pour les relations avec l'Afrique, Reinaldo Bolivar, le vice-ministre des Affaires étrangères pour l'Amérique du Nord et les Affaires multilatérales, Jorge Valero, la vice-ministre à la Promotion économique et culturelle, Mme Emma Elinor Cesin Centeno, et le vice-ministre au Tourisme, Rafael Rivolta, apprend-on auprès de l'ambassade du Royaume à Caracas.
 
Ces entretiens se sont déroulés en présence de Said Benryane, ambassadeur inspecteur général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Brahim Houssein Moussa, ambassadeur du Maroc au Venezuela, Jean Paul Coupal, coordinateur pour les pays du Caricom, et Juan Correas, consultant de "Tanger 2012".
 
A l'issue de son séjour à Caracas, la délégation marocaine s'est rendue mardi au Surinam, première étape d'une tournée dans treize pays membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom).
 
Lors de cette tournée, M. Mezouar doit être reçu par le vice-président surinamien, Ram Sardjoe, et les Premiers ministres de la Guyane, Samuel A. A. Hinds, de Saint-Vincent-et-Grenadines, Ralph E. Gonsalves, de Antigua et Barbuda, M. Wiston Baldwin Spencer, et de la Jamaïque, Mme Portia Simpson Miller.
 
Au programme de ce périple caribéen, figurent en outre, des entretiens avec les ministres des Affaires étrangères de Trinité et Tobago, de Grenade, de Sainte Lucie, de la Dominique, de Saint Kitts et Nevis et de Bahamas et le secrétaire général permanent du ministère des Affaires étrangères de la Barbade.
 
Une réunion était également prévue à Georgetown, au siège du Caricom en Guyane, avec le sous-secrétaire général de cet important groupement régional de quatorze pays, dont les décisions en matière de politique internationale revêtent un caractère consensuel.
 
Source : MAP
Par Achraf AHMINI - Publié dans : National
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Mardi 8 mai 2007
· Une étude prospective du HCP

· Attention aux conflits régionaux!


C’est en commençant par le tourisme que le Haut Commissariat au Plan (HCP) décline les études sectorielles qu’il tire de la réflexion prospective sur le Maroc 2030 entamée en 2004.
Une série de réflexions concernant des secteurs jouant «un poids actuel et futur sur l’évolution de notre pays tels que l’agriculture ou par des contraintes et enjeux qu’ils présentent pour le développement tels que l’énergie», suivra, comme l’a précisé Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan.
L’objectif du travail, présenté hier, à Casablanca aux professionnels du tourisme est de «définir des scénarios sur l’évolution du secteur, un diagnostic précis, associé à la détermination des tendances lourdes et des facteurs de changement», précise le document.
La relance que connaît le secteur depuis le début de la décennie, après une longue période de stagnation, est plus qu’encourageante. Le secteur qui représentait 9,4% du PIB et 6,8% de l’emploi total en 2005, apparaît selon le HCP dans un processus permanent d’adaptation à l’évolution du monde moderne. Trois scénarios se dégagent de cette étude. Ils ont en commun une zone centrale différenciant clairement le Maroc par rapport au reste du tourisme méditerranéen.
Le premier scénario est celui de la forte croissance des flux touristiques. Le pays chercherait à renforcer sa présence dans le pourtour méditerranéen en augmentant sa part de marché. Prenant en considération une croissance annuelle de 3,2% sur la période 1982-2005 et un taux de 7,2% au cours de la dernière décennie. La performance recherchée nécessite une importante expansion de l’offre et des infrastructures qui reçoit d’ailleurs l’appui d’une politique active du gouvernement. Le deuxième scénario table lui sur le développement durable en s’appuyant sur la montée sociale de la préoccupation pour la durabilité des modèles de croissance économique. Ce scénario est cependant dépendant d’une politique volontariste en Méditerranée. Son adoption unilatérale n’est donc pas garantie. Il se peut, en effet, que le besoin ne se traduise pas forcément par une demande touristique adressée au pays qui aura pris l’initiative d’offre. En clair, un scénario utilisant la durabilité comme facteur de compétitivité requiert une politique de diffusion et de promotion très forte dans un pays émetteur. Le dernier scénario est par contre orienté vers le tourisme de la connaissance.
Le développement futur des relations institutionnelles plus étroites avec l’Europe peut conduire, selon le HCP, à une participation plus active du Maroc dans le marché intérieur européen. Ce scénario compte sur une économie de marché et d’intégration entre les deux rives à un moment où les conflits régionaux font du lac de la paix plus une frontière qu’une voie de rapprochement autour d’une culture commune.

2020 d’abord

La lettre royale lue aux participants de la 7e édition des Assises internationales du Tourisme, le 28 avril dernier, est un vrai plaidoyer pour maintenir le cap. Les opérateurs du secteur ont du pain sur la planche et pas question de se reposer sur leurs lauriers. La Fédération nationale du tourisme et le ministère, associés à un certain nombre de départements (HCP, Intérieur, Aménagement du Territoire, Finances, Equipement, Culture, Agriculture, Régions…) entameront dès les prochaines semaines les réflexions au sujet de la rédaction du cahier des charges pour le lancement d’un appel d’offres international visant à sélectionner les consultants. Ces derniers auront pour mission des études comparatives positionnant le Maroc touristique de 2020 par rapport aux grandes destinations mondiales comparables pour construire la vision 2020.
Les études poussées, les choix d’aménagement du territoire qui en résulteront, ainsi que le débat entre les différents intervenants, devraient être achevés d’ici 2009. L’objectif est de conclure en 2010 le nouveau contrat-programme de la Vision 2020.

Source :  L'Economiste Par : A. B.

Par Achraf AHMINI - Publié dans : Stratégies & Prospectives
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Mardi 8 mai 2007
Maroc: tous les types de vacances
Moins de dix ans auront suffi au Maroc pour développer son potentiel touristique et pour proposer absolument tous les types de vacances selon les standards de qualité internationaux.

 

«Pour la première fois, depuis janvier 2001, c'est de prévisions de réalisation et non pas de projets que nous parlons», a déclaré Adil Douiri, ministre du Tourisme, lors des Assises du tourisme qui se déroulaient récemment à Fès.

Pour atteindre l'objectif de 10 millions de touristes étrangers en 2010, le Maroc a mis en chantier un plan ambitieux appelé Vision 2010.

Un chantier national
Six nouvelles grandes stations balnéaires internationales sont en cours de réalisation, une sur le bord de la Méditerranée, les autres sur la côte de l'Atlantique. Des promoteurs tant des pays européens que des pays arabes y investissent par centaines de millions. Les premiers hôtels devraient ouvrir pour la prochaine saison hivernale.

Les cités impériales et les villes de charme font l'objet de travaux de rénovation, pendant que partout on augmente la capacité hôtelière. Les hôtels conventionnels, mais aussi les palais et les maisons d'hôtes se multiplient.

En milieu rural, en montagne, dans les oasis, l'accueil chez l'habitant prend les formes les plus variées selon l'environnement et la culture propres au milieu.

Dans le même temps, le gouvernement marocain a investi dans l'aménagement d'autoroutes, la réfection de routes, la rénovation et la construction d'aéroports.

On a également ouvert le ciel national marocain à la concurrence et signé un accord de ciel ouvert avec l'Europe qui se traduit par la multiplication des liaisons aériennes et l'entrée des compagnies à bas prix.

La formation professionnelle est également à l'ordre du jour. De nouvelles écoles de tourisme ouvrent leurs portes.

Dans divers milieux économiques, notamment l'agroalimentaire (dont les secteurs de l'olive et du vin), on s'ouvre également au tourisme.

Expériences
Grâce à ces réalisations, le Maroc se fait fort d'offrir quatre types d'expériences aux touristes, assure le ministre du Tourisme.

On pourra ainsi, dans l'ensemble du territoire marocain, avoir le choix du lieu pour des vacances de repos et de tranquillité, notamment sur le bord de la mer.

Il sera également possible de vivre des expériences authentiques, ce que le ministre appelle «une rencontre vraie où l'on se sent acteur plutôt que spectateur».

La découverte de la nature, très diversifiée d'une région à l'autre, est également un secteur en cours de développement. Enfin, les vacances actives et sportives, parfois dans des milieux extrêmes et encore vierges, seront également accessibles.

Sécurité
Évidemment, du fait de récents événements survenus dans la métropole marocaine, la question de la sécurité a été soulevée par la presse internationale présente à Fès pour les Assises du tourisme.

«Le niveau de sécurité est particulièrement élevé au Maroc», affirme Adil Douiri, ministre du Tourisme. Ce qui s'est passé dernièrement à Casablanca, ce n'était pas des attentats, c'étaient plutôt des «suicides idéologiques» d'individus traqués par la police.

«Notre police est efficace et a toujours un coup d'avance plutôt que de retard», précise le ministre.

Preuve de la confiance de l'industrie privée en l'avenir du tourisme, le plus important groupe de tourisme au niveau mondial vient de signer un accord commercial avec le Maroc, dit-on.

N.D.L.R. Notre journaliste était l'invité de l'Office national marocain du tourisme. Le transport était assuré par Royal Air Maroc.

Source : canoe.com Par : Paul Simier - Journal de Montréal

Par Achraf AHMINI - Publié dans : Politique & Economie du Tourisme
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Mardi 8 mai 2007
Se développer à l’international devient un impératif.L’internationalisation est la voie royale suivie ces dernières années par de nombreuses entreprises marocaines à la conquête d’avantages compétitifs.


Les récentes turbulences dans les rapports entre la Royal Air Maroc et sa filiale Air Sénégal International montrent que l’internationalisation n’est pas de tout repos. «Désormais, le Conseil d’administration de notre compagnie aura tendance à privilégier plus le business que le politique», déclarait Driss Benhima, président de la Royal  Air Maroc,  le 29 avril dernier, en marge des 7e Assises internationales du tourisme de Fès. C’est dire toutes les difficultés qu’il y a pour une entreprise nationale à se lancer à la conquête des marchés étrangers. L’internationalisation permet à ces groupes devenus puissants par rapport à un marché étroit de profiter de la mondialisation à travers  la création de filiales à l’étranger ou, souvent, la création de sociétés avec des partenaires étrangers. Si les grands groupes marocains comme l’OCP ou l’ONA ont naturellement opté pour la démarche, il faut savoir préconise-t-on dans les milieux économiques, que l’internationalisation n’est pas une fin en soi.
Les entreprises qui s’y lancent visent en général à acquérir une certaine taille ou à conserver leurs positions de leader. Cas de l’Office chérifien des phosphates qui a racheté des entreprises étrangères qui le menaçaient par leurs rapides progressions. Les pertes de monopoles sont aussi souvent mises à profit pour aller se ressourcer sous des cieux plus cléments.  Bien qu’il n’y ait pas  de profil type pour l’internationalisation, les entreprises qui optent pour ce pari le font sur la base d’une évaluation des avantages compétitifs qui leur font tirer profit de leurs investissements.
A s’en tenir  au Plan Emergence, quelques secteurs dont le textile bien que perturbé par la fin des accords multifibres en 2005, la pêche, les NTIC et le tourisme se prêtent bien à l’internationalisation. «L’erreur classique, c’est de croire que l’internationalisation est réservée seulement aux grandes entreprises. Etant d’abord une question de conquêtes d’avantages compétitifs, toute entreprise dès lors qu’elle a éclairci sa démarche, peut s’y lancer», explique un cadre dans une banque d’affaires engagée dans l’étude de projets en Afrique.
Si le continent est actuellement un terrain de chasse idéal pour les entreprises, il ne faut pas oublier que les concurrents y sont déjà nombreux par le biais des Chinois dans les marchés d’infrastructures publiques et des Turcs dans la manufacture. Le fait que la prochaine réunion de la Banque africaine de développement (BAD) financée en partie par le pays de Mao ait pour lieu Shanghai montre toute l’ambition de Pékin pour une zone qui pèse pour moins de 2% (Afrique du Sud non comprise) dans le commerce mondial. L’absence d’outils financiers et de financement de prospection rend la tâche d’autant plus ardue pour les entreprises marocaines engagées dans le continent que leurs devancières françaises (encore présentes quoi que ayant fortement désinvesties) disposent de protection appropriée en la COFACE.
Ces carences peuvent –elles être compensées par les nombreux accords commerciaux multilatéraux (comme celui devant lier le Royaume avec l’Union monétaire ouest-africaine, toujours en négociation) ou bilatéral, (avec un certain nombre de pays ? Pas aussi évident si on voit les courbes d’évolution des présences marocaines et chinoises en Afrique. Une chose est claire, la formation et la disponibilité sur le marché de cadres connaissant bien la donne africaine comme le rappelle Rachid M’rabet, Directeur général de l’ISCAE, est vitale. Sur ce terrain là, le Maroc peut compter sur ses nombreuses écoles à l’instar de la Comp Sup  qui expérimente actuellement une internationalisation en terre sénégalaise à travers l’Université libre de Dakar.

Source : Aujourd'hui le Maroc Par : Adam Wade

Par Achraf AHMINI - Publié dans : National
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