Jeudi 10 mai 2007
A l’occasion du 35ème séminaire national des représentants de l’ONTT à l’étranger tenu à Tunis la semaine précédente, Tijani Haddad, le ministre du tourisme, a accordé une interview à notre confrère TourMag.com. Dans cet entretien, le ministre a évoqué le souci quant au marché allemand où le tourisme tunisien a nettement perdu du terrain : « nous assistons à un flottement économique, a expliqué le ministre, et certains TO qui avaient une grande part du marché programment de nouvelles destinations de proximité comme la Croatie ou la Tchéquie. »

Par ailleurs, Tijani Haddad a souligné l’importance particulière du marché français qui est le premier émetteur de touristes vers la Tunisie de par la proximité et sans doute l’affinité culturelle. L’Hexagone reste ainsi au cœur de la stratégie de développement du tourisme tunisien qui tend à s’étaler sur les 4 saisons et attirer une clientèle à haute contribution. En 2006, les clients français ont occupé comme à leur accoutumée la première place en matière d’entrées (1 234 000), accusant une évolution de 5,5% par rapport à 2005. Durant les 4 premiers de 2007, cette tendance s’est confirmée (+5,6%), comme l’a précisé le ministre. Et Tijani Haddad de mettre en exergue le changement de la donne vis-à-vis des grands TO, notamment ceux du nord de l’Europe : « les métiers du tourisme comme les méthodes de commercialisation sont en pleine mutation. Internet affaiblit déjà le monopole des grands tours-opérateurs, a ajouté le ministre. La distribution en ligne, l’accès du grand public aux centrales de réservation, les packages dynamiques changent la donne. »

Pour faire de la Tunisie une destination « 4 saisons », le ministre a réaffirmé l’engagement du tourisme tunisien dans la diversification de l’offre ainsi que la mise en place avec succès de produits de niche comme le golf, les cures de bien-être, la balnéothérapie, la thalassothérapie, le tourisme médical, les longs séjours pour les seniors et le tourisme saharien. A ce sujet, Tijani Haddad a évoqué le projet de développement des parcours de golf au cours de la prochaine décennie. Onze nouveaux parcours s’ajouteront ainsi aux neuf existants dont un terrain qui ouvrira en octobre 2008 à Gammarth. Ce dernier sera géré par The Residence qui appartient à la chaîne Leading Hôtels of The World.

Notre confrère TourMag a demandé au ministre tunisien si la Tunisie, à l’instar du Maroc, dynamiserait son trafic en « ouvrant son ciel ». En réponse, Tijani Haddad a précisé que « nous n’avons pas de problème par rapport à l’ouverture du ciel et nous ne sommes pas hostiles à l’arrivée des compagnies low cost. Transavia, compagnie mi-charter, mi-low cost, répond aux demandes des TO et des individuels. Elle va desservir cet été plusieurs fois par semaine Monastir et Djerba au départ de Paris Orly. On ne peut comparer la Tunisie avec le Maroc. Nous n’avons pas les mêmes objectifs quantitatifs. Nous sommes un petit pays de 10 millions d’habitants qui reçoit en une année plus de 6,5 millions de touristes. Notre objectif est d’augmenter nos recettes avec des touristes à plus haute contribution et de favoriser l’étalement sur l’année l’arrivée des visiteurs. »

En matière de tourisme culturel, qui d’après notre confrère français, reste un axe peu développé, le ministre a affirmé : « il faut faire vivre nos grands sites, les animer, leur donner des moyens d’hébergement et de divertissement pour les intégrer dans de véritables circuits culturels. Un budget important, (de l’ordre de 5M d’euros), est prévu pour faire de Dougga, dont les ruines romaines sont les plus importantes et les mieux conservées de Tunisie, un site à la fois culturel et touristique. »

Pour ce qui est du tourisme durable, Tijani Haddad a expliqué que le tourisme doit être profitable à touts les catégories sociales et contribuer au développement de toutes les régions du pays : « ne pas bétonner le littoral, préserver la nature et l’environnement, a-t-il souligné, sont des priorités mises en application à travers tout le pays. »

Cependant, le ministre n’a pas proposé de solutions quant à la zone de Tabarka qui n’arrive pas à décoller. Par rapport aux autres régions touristiques du pays, Tabarka est encore à la traîne malgré son potentiel fabuleux. Tijani Haddad a en effet relaté les atouts de cette région qui doit selon les plans d’aménagement bénéficier d’un développement harmonieux. Il a également annoncé l’ouverture en juillet prochain à Tabarka, d’une nouvelle unité de 520 lits appartenant au groupe TTS présidé par Aziz Miled. Cela étant, la zone de Tabarka a été jusqu’alors mal vendue à l’étranger. En dehors de ses festivals estivaux qui créent une animation exceptionnelle, la zone « dort » tout le reste de l’année !!!!

Source : tourismag.com 

par Achraf AHMINI publié dans : International
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Mercredi 9 mai 2007

Trois scénarios prévisibles par le HCP
«Le faible développement actuel du tourisme marocain renferme nécessairement un grand potentiel encore inexploité et que le Scénario S3 est bien celui qui cherche à exploiter ce potentiel de la meilleure manière envisageable aujourd'hui», c'est ce qui ressort du rapport élaboré par le Haut commissariat au Plan (HCP) sur le secteur touristique

Des projections du secteur en 2030 qui envisagent trois principaux scénarios dont le premier est baptisé "La route de l'expérience", le deuxième "Vers le développement durable" et le troisième "Vers un tourisme de la connaissance".

Si le Scénario S1, enclenché par la Vision 2010, repose essentiellement sur le succès des stations balnéaires du plan Azur et du tourisme urbain, tout en s'appuyant sur l'amélioration des moyens de transport par la voie aérienne vers le sud (avec baisse des coûts) et par la voie terrestre avec les autoroutes du nord du Maroc, et si le Scénario S2 du développement durable s'appuyait nécessairement sur le volontarisme de l'action publique, le Scénario S3 est plutôt dicté par les forces de marché.

Celles-ci devraient être associées à une plus grande intégration économique dans le sens du co-développement avec les voisins européens du Nord.

Dans ce scénario, le développement de relations institutionnelles très étroites avec l'Union européenne (UE) conduit à une participation plus active du Maroc dans un marché intérieur européen sans frontières et ce, à un moment où l'UE développe la société de la connaissance et recherche des formes de tourisme avec un plus haut contenu en valeur ajoutée.

Dès lors, le tourisme marocain, offrant des destinations moins matures que celles du nord de la Méditerranée, peut servir de point d'amorçage pour de nouvelles offres dans le tourisme à haute valeur dans l'échelle psychologique (tourisme éducatif, de recherche, de développement intellectuel).

Cette nouvelle offre se développe dans un contexte de chaînes de valeur internationale qui stimulent les productions locales et contribuent au développement du capital humain marocain. «Axés sur un tourisme initialement élitiste, les éléments quantitatifs concernant les arrivées sont moins importants que dans le Scénario S1, mais les niveaux de services étant plus avancés, les revenus touristiques sont plus importants.

Il s'agit donc d'un scénario de «leap frogging» dans lequel le Maroc brûle des étapes de l'évolution du tourisme pour rejoindre les zones en pointe dans la transformation des contenus de l'activité touristique, selon le rapport.
Ce scénario semble réalisable. Encore faut-il que certains préalables soient réunis.

En effet, il présuppose, en premier lieu, un changement important dans la gestion du partenariat euro-méditerranéen avançant vers des situations d'intégration et de co-développement.
En second lieu, il repose sur des contenus technologiques dépendant de chaînes de valeur dont les structures décisionnelles échappent à la capacité actuelle du secteur touristique marocain.

Il semblerait que l'ambition de cette entreprise prospective devrait amener à une prise en compte plus grande, dans les programmes prévus dans "la Vision 2010", des composantes du scénario du développement durable plus exigeant,
en termes d'aménagement du territoire et de renforcer les niches relevant du tourisme de la connaissance qui devrait se déployer, de plus en plus, dans le paysage touristique national.

Ceci sans négliger l'importance de la première phase, celle du Scénario S1, la Route de l'expérience, qui est à la fois un scénario tendanciel et un scénario de référence pour Tourisme 2030.
En effet, non seulement il s'inscrit dans les tendances lourdes du système touristique, mais encore il incorpore les principaux facteurs de changement. Sur le plan quantitatif, il s'agit d'un scénario avec forte croissance des flux touristiques. En particulier, les arrivées
de touristes étrangers, qui avaient augmenté à un taux annuel moyen de 3,8% sur une longue période (1982-2005), taux qui était de 7,2% au cours de la dernière décennie (1995-2005),
sont supposées atteindre un taux de croissance de 8% pendant la période restante de Vision 2010 (2005-2010) pour se maintenir entre 6% et 7% jusqu'en 2030.

Cette performance requiert nécessairement une importante expansion de l'offre et des infrastructures qui reçoit l'appui d'une politique active du gouvernement marocain prolongeant au-delà
de 2010 les programmes de communication et ceux d'infrastructures.
Les capitaux internationaux, et en particulier les capitaux européens, contribuent à une forte augmentation des
investissements privés, directement ou en collaboration avec des capitaux marocains.

Reste à préciser que ces scénarios peuvent être remis en cause à plus ou moins long terme. «Le but de leur élaboration n'est pas de choisir un des scénarios en excluant toute autre variante, mais d'aider à la conception d'une stratégie, pour faire face aux différentes incertitudes qui marquent le futur».

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Risque de dysfonctionnement

Comme l'expérience d'autres pays l'a mis en évidence par le passé, les risques de ysfonctionnement du Scénario S1 de référence sont fondamentalement de trois types.

Il s'agit tout d'abord du multiplicateur de revenus qui peut s'abaisser significativement si la réaction productive ne se produit pas et si la satisfaction des demandes des touristes se fait par l'importation de biens et services en provenance des pays émetteurs de
tourisme.

Ensuite, l'insuffisance de la capacité de financement interne (déjà constatée pendant les cinq premières années de Vision 2010) qui peut ralentir l'effort de création d'infrastructures. Enfin l'augmentation de l'utilisation des ressources naturelles induite par les flux de touristes (consommation d'eau et d'énergie, utilisation résidentielle de terres fertiles, transformation de paysages, détérioration de vestiges historiques et archéologiques, etc.). Des développements qui peuvent avoir des coûts implicites réduisant la qualité de la croissance économique engendrée par le tourisme de masse.

REPÈRES
Priorités
> Comme dans l'expérience ibérique, le tourisme international et domestique s'accompagne d'une expansion rapide des résidences secondaires (dont l'effet multiplicateur sur l'économie est supérieur à celui du tourisme traditionnel). Cette expansion de logements résidentiels se distribue sur le territoire à la fois dans les zones balnéaires et dans les centres historiques urbains (Marrakech, Fès, etc.).
> Sur le plan de la stratégie productive au Maroc, le Scénario S2 donne la priorité au tourisme intérieur et rural qui est une source de revenu pour des populations agricoles et artisanales, à la protection du littoral et à la gestion efficace de l'eau et de l'énergie.

Source : LE MATIN Par : Nadia Benyouref

par Achraf AHMINI publié dans : Stratégies & Prospectives
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Mercredi 9 mai 2007

Dégradation de l’environnement : des association marocaines interpellent le gouvernement
Dégradation de l’environnement : des association marocaines interpellent le gouvernement

Les associations de protection de l'environnement dans le Maroc du Nord groupées autour de Écolo Plateforme Maroc du Nord [1] dénoncent les graves atteintes portées à l'égard des patrimoines écologiques et paysagers au nom du développement économique et de la promotion touristique et au détriment du développement durable.

Pour ces associations de protection de l'environnement, l'attitude et la pression exercées par les lobbies financiers (promoteurs immobiliers, spéculateurs du foncier,......) envers les représentants de l'Etat et les élus locaux est inacceptable et n’a pour but que de leur donner l’occasion de s'approprier tous les terrains domaniaux y compris dans les zones sensibles d'intérêt mondial. L'aire protégée de la Moulouya (Saïdia) en est l'exemple frappant. « Cette action ne peut être que désastreuse à la fois sur le patrimoine écologique combien sensible et notre population locale combien pauvre et démunie ».

Les Département de l'Environnement et des Eaux et Forêts semblent plongés dans un silence inhérent, et ne sont pas, semble t il, en mesure d'accomplir consciencieusement la mission qui leur est assignée et qui consiste à protéger l'environnement et à la sauvegarder les ressources naturelles. « Ces organismes étatiques ne font qu'entretenir l'illusion d'une protection superficielle qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir "d'alibi" aux politiques entravant l'application des droits de l'environnement et du littoral » commente les ONG dan leur communiqué. « Nous rendons responsables le gouvernement marocain de toutes les conséquences que leur politique irrationnelle du développement puisse avoir sur les écosystèmes et sur les conditions de survie des générations à venir » peut on lire sur le document.

Ces associations de protection de l'environnement marocaines exigent l'arrêt immédiat de la réalisation des trois terrains de golf à Saidia qui selon elles auront des impacts catastrophiques sur les apports d'eau. Elles demandent d’une part au premier ministre de mettre tous les moyens en œuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements climatiques survenus à Georgia aux USA et en Indonésie, et au gouvernement marocain de respecter les textes nationaux et internationaux ratifiés par le Maroc et l'arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions d’une élite qui ne cherche que l'intérêt personnel.

Pour terminer, les associations de protection de l'environnement marocaines appellent les partis politiques et le tissu associatif à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires afin de préserver notre patrimoine écologique et barrer le chemin aux profits élitistes et personnels. Elles appellent aussi le parlement marocain à travers ses deux chambres à stopper toutes mesures et projets destinés à détruire notre environnement et exposer la population à la pauvreté perpétuelle.

Association Homme et Environnement (AHE), Berkane, Espace de Solidarité et de Coopération de l'Oriental (ESCO), Oujda, Association Amis de l’Environnement (AAE), Oujda, Association AZIR, Al Hoceima, Association Thissaghnasse pour la Culture et le Développement (ASTICUDE), Nador, Association Mobadara pour le Développement Durable et le Tourisme.

Source : actualites-news-environnement.com  Par : Salim A. Bourras

par Achraf AHMINI publié dans : Environnement & Tourisme Durable
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Mercredi 9 mai 2007
Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie, Salah Eddine Mezouar, actuellement en tournée à la tête d'une délégation au Venezuela et dans 13 pays des Caraïbes, s'est entretenu, lundi à Caracas, avec plusieurs responsables vénézuéliens, dans le cadre de la campagne de promotion de la candidature de la ville de Tanger à l'organisation de l'Exposition internationale 2012.

M. Mezouar s'est, notamment, réuni avec le vice-ministre des Affaires étrangères pour les relations avec l'Afrique, Reinaldo Bolivar, le vice-ministre des Affaires étrangères pour l'Amérique du Nord et les Affaires multilatérales, Jorge Valero, la vice-ministre à la Promotion économique et culturelle, Mme Emma Elinor Cesin Centeno, et le vice-ministre au Tourisme, Rafael Rivolta, apprend-on auprès de l'ambassade du Royaume à Caracas.
 
Ces entretiens se sont déroulés en présence de Said Benryane, ambassadeur inspecteur général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Brahim Houssein Moussa, ambassadeur du Maroc au Venezuela, Jean Paul Coupal, coordinateur pour les pays du Caricom, et Juan Correas, consultant de "Tanger 2012".
 
A l'issue de son séjour à Caracas, la délégation marocaine s'est rendue mardi au Surinam, première étape d'une tournée dans treize pays membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom).
 
Lors de cette tournée, M. Mezouar doit être reçu par le vice-président surinamien, Ram Sardjoe, et les Premiers ministres de la Guyane, Samuel A. A. Hinds, de Saint-Vincent-et-Grenadines, Ralph E. Gonsalves, de Antigua et Barbuda, M. Wiston Baldwin Spencer, et de la Jamaïque, Mme Portia Simpson Miller.
 
Au programme de ce périple caribéen, figurent en outre, des entretiens avec les ministres des Affaires étrangères de Trinité et Tobago, de Grenade, de Sainte Lucie, de la Dominique, de Saint Kitts et Nevis et de Bahamas et le secrétaire général permanent du ministère des Affaires étrangères de la Barbade.
 
Une réunion était également prévue à Georgetown, au siège du Caricom en Guyane, avec le sous-secrétaire général de cet important groupement régional de quatorze pays, dont les décisions en matière de politique internationale revêtent un caractère consensuel.
 
Source : MAP
par Achraf AHMINI publié dans : National
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Mardi 8 mai 2007
· Une étude prospective du HCP

· Attention aux conflits régionaux!


C’est en commençant par le tourisme que le Haut Commissariat au Plan (HCP) décline les études sectorielles qu’il tire de la réflexion prospective sur le Maroc 2030 entamée en 2004.
Une série de réflexions concernant des secteurs jouant «un poids actuel et futur sur l’évolution de notre pays tels que l’agriculture ou par des contraintes et enjeux qu’ils présentent pour le développement tels que l’énergie», suivra, comme l’a précisé Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan.
L’objectif du travail, présenté hier, à Casablanca aux professionnels du tourisme est de «définir des scénarios sur l’évolution du secteur, un diagnostic précis, associé à la détermination des tendances lourdes et des facteurs de changement», précise le document.
La relance que connaît le secteur depuis le début de la décennie, après une longue période de stagnation, est plus qu’encourageante. Le secteur qui représentait 9,4% du PIB et 6,8% de l’emploi total en 2005, apparaît selon le HCP dans un processus permanent d’adaptation à l’évolution du monde moderne. Trois scénarios se dégagent de cette étude. Ils ont en commun une zone centrale différenciant clairement le Maroc par rapport au reste du tourisme méditerranéen.
Le premier scénario est celui de la forte croissance des flux touristiques. Le pays chercherait à renforcer sa présence dans le pourtour méditerranéen en augmentant sa part de marché. Prenant en considération une croissance annuelle de 3,2% sur la période 1982-2005 et un taux de 7,2% au cours de la dernière décennie. La performance recherchée nécessite une importante expansion de l’offre et des infrastructures qui reçoit d’ailleurs l’appui d’une politique active du gouvernement. Le deuxième scénario table lui sur le développement durable en s’appuyant sur la montée sociale de la préoccupation pour la durabilité des modèles de croissance économique. Ce scénario est cependant dépendant d’une politique volontariste en Méditerranée. Son adoption unilatérale n’est donc pas garantie. Il se peut, en effet, que le besoin ne se traduise pas forcément par une demande touristique adressée au pays qui aura pris l’initiative d’offre. En clair, un scénario utilisant la durabilité comme facteur de compétitivité requiert une politique de diffusion et de promotion très forte dans un pays émetteur. Le dernier scénario est par contre orienté vers le tourisme de la connaissance.
Le développement futur des relations institutionnelles plus étroites avec l’Europe peut conduire, selon le HCP, à une participation plus active du Maroc dans le marché intérieur européen. Ce scénario compte sur une économie de marché et d’intégration entre les deux rives à un moment où les conflits régionaux font du lac de la paix plus une frontière qu’une voie de rapprochement autour d’une culture commune.

2020 d’abord

La lettre royale lue aux participants de la 7e édition des Assises internationales du Tourisme, le 28 avril dernier, est un vrai plaidoyer pour maintenir le cap. Les opérateurs du secteur ont du pain sur la planche et pas question de se reposer sur leurs lauriers. La Fédération nationale du tourisme et le ministère, associés à un certain nombre de départements (HCP, Intérieur, Aménagement du Territoire, Finances, Equipement, Culture, Agriculture, Régions…) entameront dès les prochaines semaines les réflexions au sujet de la rédaction du cahier des charges pour le lancement d’un appel d’offres international visant à sélectionner les consultants. Ces derniers auront pour mission des études comparatives positionnant le Maroc touristique de 2020 par rapport aux grandes destinations mondiales comparables pour construire la vision 2020.
Les études poussées, les choix d’aménagement du territoire qui en résulteront, ainsi que le débat entre les différents intervenants, devraient être achevés d’ici 2009. L’objectif est de conclure en 2010 le nouveau contrat-programme de la Vision 2020.

Source :  L'Economiste Par : A. B.

par Achraf AHMINI publié dans : Stratégies & Prospectives
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