Dimanche 13 mai 2007

Une convention spécifique relative au développement du tourisme de croisière à Safi a été signée samedi, inaugurant ainsi la destination de la ville de Safi en tant qu'étape nationale dans le domaine du tourisme de croisière.

 

Cette convention qui a été signée sur le paquebot "Adriana" en escale inaugurale au port de Safi, s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale du développement du tourisme de croisière au Maroc, vision 2015, visant l'accueil de près de deux millions de touristes, au cours de la prochaine décennie.

Cet accord, signé notamment par le Secrétaire général du département du tourisme, M. Hassan Kacimi et le Wali de la région de Doukkala-Abda, M. Sabbari Hassani, a pour objet de servir de cadre de référence aux différentes actions à entreprendre, par l'ensemble des partenaires signataires pour le développement de la croisière au port de Safi, et dans l'objectif d'accueillir quelque 200.000 croisiéristes à l'horizon 2015.

La convention spécifique a également pour objet de préciser les droits et les obligations et de définir les engagements afférents à chacune des parties en terme d'organisation, d'infrastructures et d'embellissement du port et des sites touristiques de la ville, des prestations de services liées à l'activité de croisière que se soit à l'intérieur ou à l'extérieur du port.

Elle préconise également des mesures de sécurité et de propreté dans l'enceinte portuaire et dans la ville, notamment les sites touristiques et dans les circuits empruntés par les croisiéristes et de promotion et de commercialisation de la destination de Safi dans la perspective de déclarer le port de Safi " Port escale Attache " à l'horizon 2015.

Le ministère de tourisme, de l'artisanat et de l'économie sociale avait supervisé la signature d'une convention similaire entre l'Office d'exploitation des Ports, l'office national du tourisme, l'association professionnelle des Agents maritimes, les Consignataires de Navires et Courtiers d'affrètement du Maroc, l'Association des agents maritimes consignataires de navires Stevedores du Maroc et la Fédération Nationale des Agences de voyages au Maroc.

Deux autres conventions spécifiques pour le développement de la croisière à Casablanca et à Agadir ont été signées respectivement le 11 octobre et le 21 novembre 2006, rappelle-t-on.

Source : MAP

par Achraf AHMINI publié dans : National
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Dimanche 13 mai 2007

La morphologie du tourisme au Maroc en 2030 devrait être différente de celle d'aujourd'hui et l'ensemble du système touristique marocain est appelé à s'adapter aux tendances de la demande et de l'offre, a affirmé, lundi à Casablanca, le haut commissaire au Plan, M. Ahmed Lahlimi.

 

Intervenant à l'ouverture d'un atelier sur : "Prospective pour le Maroc 2030 : Quel tourisme pour le Maroc ? ", organisé par le Haut Commissariat au Plan (HCP), M. Lahlimi a indiqué que l'élaboration des scénarios 2030 d'un secteur économique, aussi important que celui du tourisme, implique, de par la nature de sa démarche, de privilégier l'approche du secteur à travers une vision prospective globale intégrant les dimensions économique et sociétale de la collectivité nationale dans son environnement régional et international.

Cette démarche devrait être à l'origine d'une forte expansion du tourisme international au cours des 25 années à venir dans le monde et dans nos régions méditerranéennes, a-t-il dit ajoutant que le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication et l'émergence de la société de la connaissance devraient continuer à avoir une forte propension à modifier qualitativement la demande touristique.

Selon le haut commissaire au Plan, ces scénarios, qu'ils soient exploratoires ou normatifs, n'ont d'autre prétention que de sensibiliser aux enjeux et aux impératifs d'adaptation, à long terme, d'un secteur clé de l'économie à la compétition internationale, a-t-il fait remarquer, précisant que la prospective 2030 du tourisme au Maroc se veut, surtout, un appel à la réflexion.

L'ambition de cette entreprise prospective, a-t-il dit, devrait être d'amener à une prise en compte plus grande, dans les programmes prévus dans "la vision 2010", des composantes du scénario du développement durable plus exigeant, en termes d'aménagement du territoire et de renforcer les niches relevant du tourisme de la connaissance qui devrait se déployer, de plus en plus, dans le paysage touristique national.

Il a, dans cette optique, rappelé que "la vision 2010" a impulsé des programmes et des politiques, suscité une mobilisation inédite des acteurs professionnels et s'est assignée des niveaux de réalisation des objectifs.

Lors de cette rencontre, un rapport sur : "Prospective pour le Maroc 2030 : Quel tourisme pour le Maroc ?", élaboré par le HCP, a été présenté à l'assistance. Ce rapport fait part de trois scénarios à même de promouvoir ce secteur, dont le premier est baptisé "La route de l'expérience", le deuxième "Vers le développement durable" et le troisième "Vers un tourisme de la connaissance".

A la lumière de ce document, un débat a été entamé autour des trois scénarios. Des intervenants ont, à cette occasion, mis l'accent sur les potentialités naturelles et touristiques du pays et les opportunités encore offertes en matière d'investissement dans ce secteur ainsi que sur les possibilités de diversification des produits offerts en vue de faire face à la concurrence internationale dans ce domaine.

Source : MAP

par Achraf AHMINI publié dans : Stratégies & Prospectives
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Jeudi 10 mai 2007

Le ministre de la Culture, Mohamed Achâari, a indiqué que l'engouement des étrangers pour l'achat des vieilles demeures représente l'un des aspects de la promotion touristique au Maroc.

Dans sa réponse mercredi à une question orale à la Chambre des représentants, lue en son nom par Mohamed Saâd El Alami, ministre des Relations avec le Parlement, M. Achâari a relevé que ce phénomène constitue un autre exemple de la richesse et de la diversité du patrimoine du Royaume, en plus de la promotion économique et de l'emploi que ce type de tourisme résidentiel génère et sa contribution à la préservation du tissu urbanistique traditionnel.

Concernant le patrimoine architectural, le ministre a mis l'accent sur l'importance de la distinction entre, d'une part, le patrimoine à vocation historique et architecturale que le ministère de la Culture répertorie en tant que patrimoine national, et une autre catégorie ne répondant pas à ces caractéristiques historiques et architecturales, d'autre part.

M. Achâari a ajouté qu'en dépit du fait que les travaux de rénovation de certaines maisons traditionnelles se sont éloignés de l'esprit de conservation de leur architecture conformément à la loi en vigueur, il faut cependant reconnaître que des centaines de maisons ont été sauvegardées, ce qui a encouragé de nombreux Marocains à acquérir et à rénover ce type d'habitations.

Source : MAP

par Achraf AHMINI publié dans : National
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Jeudi 10 mai 2007
A l’occasion du 35ème séminaire national des représentants de l’ONTT à l’étranger tenu à Tunis la semaine précédente, Tijani Haddad, le ministre du tourisme, a accordé une interview à notre confrère TourMag.com. Dans cet entretien, le ministre a évoqué le souci quant au marché allemand où le tourisme tunisien a nettement perdu du terrain : « nous assistons à un flottement économique, a expliqué le ministre, et certains TO qui avaient une grande part du marché programment de nouvelles destinations de proximité comme la Croatie ou la Tchéquie. »

Par ailleurs, Tijani Haddad a souligné l’importance particulière du marché français qui est le premier émetteur de touristes vers la Tunisie de par la proximité et sans doute l’affinité culturelle. L’Hexagone reste ainsi au cœur de la stratégie de développement du tourisme tunisien qui tend à s’étaler sur les 4 saisons et attirer une clientèle à haute contribution. En 2006, les clients français ont occupé comme à leur accoutumée la première place en matière d’entrées (1 234 000), accusant une évolution de 5,5% par rapport à 2005. Durant les 4 premiers de 2007, cette tendance s’est confirmée (+5,6%), comme l’a précisé le ministre. Et Tijani Haddad de mettre en exergue le changement de la donne vis-à-vis des grands TO, notamment ceux du nord de l’Europe : « les métiers du tourisme comme les méthodes de commercialisation sont en pleine mutation. Internet affaiblit déjà le monopole des grands tours-opérateurs, a ajouté le ministre. La distribution en ligne, l’accès du grand public aux centrales de réservation, les packages dynamiques changent la donne. »

Pour faire de la Tunisie une destination « 4 saisons », le ministre a réaffirmé l’engagement du tourisme tunisien dans la diversification de l’offre ainsi que la mise en place avec succès de produits de niche comme le golf, les cures de bien-être, la balnéothérapie, la thalassothérapie, le tourisme médical, les longs séjours pour les seniors et le tourisme saharien. A ce sujet, Tijani Haddad a évoqué le projet de développement des parcours de golf au cours de la prochaine décennie. Onze nouveaux parcours s’ajouteront ainsi aux neuf existants dont un terrain qui ouvrira en octobre 2008 à Gammarth. Ce dernier sera géré par The Residence qui appartient à la chaîne Leading Hôtels of The World.

Notre confrère TourMag a demandé au ministre tunisien si la Tunisie, à l’instar du Maroc, dynamiserait son trafic en « ouvrant son ciel ». En réponse, Tijani Haddad a précisé que « nous n’avons pas de problème par rapport à l’ouverture du ciel et nous ne sommes pas hostiles à l’arrivée des compagnies low cost. Transavia, compagnie mi-charter, mi-low cost, répond aux demandes des TO et des individuels. Elle va desservir cet été plusieurs fois par semaine Monastir et Djerba au départ de Paris Orly. On ne peut comparer la Tunisie avec le Maroc. Nous n’avons pas les mêmes objectifs quantitatifs. Nous sommes un petit pays de 10 millions d’habitants qui reçoit en une année plus de 6,5 millions de touristes. Notre objectif est d’augmenter nos recettes avec des touristes à plus haute contribution et de favoriser l’étalement sur l’année l’arrivée des visiteurs. »

En matière de tourisme culturel, qui d’après notre confrère français, reste un axe peu développé, le ministre a affirmé : « il faut faire vivre nos grands sites, les animer, leur donner des moyens d’hébergement et de divertissement pour les intégrer dans de véritables circuits culturels. Un budget important, (de l’ordre de 5M d’euros), est prévu pour faire de Dougga, dont les ruines romaines sont les plus importantes et les mieux conservées de Tunisie, un site à la fois culturel et touristique. »

Pour ce qui est du tourisme durable, Tijani Haddad a expliqué que le tourisme doit être profitable à touts les catégories sociales et contribuer au développement de toutes les régions du pays : « ne pas bétonner le littoral, préserver la nature et l’environnement, a-t-il souligné, sont des priorités mises en application à travers tout le pays. »

Cependant, le ministre n’a pas proposé de solutions quant à la zone de Tabarka qui n’arrive pas à décoller. Par rapport aux autres régions touristiques du pays, Tabarka est encore à la traîne malgré son potentiel fabuleux. Tijani Haddad a en effet relaté les atouts de cette région qui doit selon les plans d’aménagement bénéficier d’un développement harmonieux. Il a également annoncé l’ouverture en juillet prochain à Tabarka, d’une nouvelle unité de 520 lits appartenant au groupe TTS présidé par Aziz Miled. Cela étant, la zone de Tabarka a été jusqu’alors mal vendue à l’étranger. En dehors de ses festivals estivaux qui créent une animation exceptionnelle, la zone « dort » tout le reste de l’année !!!!

Source : tourismag.com 

par Achraf AHMINI publié dans : International
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Mercredi 9 mai 2007

Trois scénarios prévisibles par le HCP
«Le faible développement actuel du tourisme marocain renferme nécessairement un grand potentiel encore inexploité et que le Scénario S3 est bien celui qui cherche à exploiter ce potentiel de la meilleure manière envisageable aujourd'hui», c'est ce qui ressort du rapport élaboré par le Haut commissariat au Plan (HCP) sur le secteur touristique

Des projections du secteur en 2030 qui envisagent trois principaux scénarios dont le premier est baptisé "La route de l'expérience", le deuxième "Vers le développement durable" et le troisième "Vers un tourisme de la connaissance".

Si le Scénario S1, enclenché par la Vision 2010, repose essentiellement sur le succès des stations balnéaires du plan Azur et du tourisme urbain, tout en s'appuyant sur l'amélioration des moyens de transport par la voie aérienne vers le sud (avec baisse des coûts) et par la voie terrestre avec les autoroutes du nord du Maroc, et si le Scénario S2 du développement durable s'appuyait nécessairement sur le volontarisme de l'action publique, le Scénario S3 est plutôt dicté par les forces de marché.

Celles-ci devraient être associées à une plus grande intégration économique dans le sens du co-développement avec les voisins européens du Nord.

Dans ce scénario, le développement de relations institutionnelles très étroites avec l'Union européenne (UE) conduit à une participation plus active du Maroc dans un marché intérieur européen sans frontières et ce, à un moment où l'UE développe la société de la connaissance et recherche des formes de tourisme avec un plus haut contenu en valeur ajoutée.

Dès lors, le tourisme marocain, offrant des destinations moins matures que celles du nord de la Méditerranée, peut servir de point d'amorçage pour de nouvelles offres dans le tourisme à haute valeur dans l'échelle psychologique (tourisme éducatif, de recherche, de développement intellectuel).

Cette nouvelle offre se développe dans un contexte de chaînes de valeur internationale qui stimulent les productions locales et contribuent au développement du capital humain marocain. «Axés sur un tourisme initialement élitiste, les éléments quantitatifs concernant les arrivées sont moins importants que dans le Scénario S1, mais les niveaux de services étant plus avancés, les revenus touristiques sont plus importants.

Il s'agit donc d'un scénario de «leap frogging» dans lequel le Maroc brûle des étapes de l'évolution du tourisme pour rejoindre les zones en pointe dans la transformation des contenus de l'activité touristique, selon le rapport.
Ce scénario semble réalisable. Encore faut-il que certains préalables soient réunis.

En effet, il présuppose, en premier lieu, un changement important dans la gestion du partenariat euro-méditerranéen avançant vers des situations d'intégration et de co-développement.
En second lieu, il repose sur des contenus technologiques dépendant de chaînes de valeur dont les structures décisionnelles échappent à la capacité actuelle du secteur touristique marocain.

Il semblerait que l'ambition de cette entreprise prospective devrait amener à une prise en compte plus grande, dans les programmes prévus dans "la Vision 2010", des composantes du scénario du développement durable plus exigeant,
en termes d'aménagement du territoire et de renforcer les niches relevant du tourisme de la connaissance qui devrait se déployer, de plus en plus, dans le paysage touristique national.

Ceci sans négliger l'importance de la première phase, celle du Scénario S1, la Route de l'expérience, qui est à la fois un scénario tendanciel et un scénario de référence pour Tourisme 2030.
En effet, non seulement il s'inscrit dans les tendances lourdes du système touristique, mais encore il incorpore les principaux facteurs de changement. Sur le plan quantitatif, il s'agit d'un scénario avec forte croissance des flux touristiques. En particulier, les arrivées
de touristes étrangers, qui avaient augmenté à un taux annuel moyen de 3,8% sur une longue période (1982-2005), taux qui était de 7,2% au cours de la dernière décennie (1995-2005),
sont supposées atteindre un taux de croissance de 8% pendant la période restante de Vision 2010 (2005-2010) pour se maintenir entre 6% et 7% jusqu'en 2030.

Cette performance requiert nécessairement une importante expansion de l'offre et des infrastructures qui reçoit l'appui d'une politique active du gouvernement marocain prolongeant au-delà
de 2010 les programmes de communication et ceux d'infrastructures.
Les capitaux internationaux, et en particulier les capitaux européens, contribuent à une forte augmentation des
investissements privés, directement ou en collaboration avec des capitaux marocains.

Reste à préciser que ces scénarios peuvent être remis en cause à plus ou moins long terme. «Le but de leur élaboration n'est pas de choisir un des scénarios en excluant toute autre variante, mais d'aider à la conception d'une stratégie, pour faire face aux différentes incertitudes qui marquent le futur».

_________________________________

Risque de dysfonctionnement

Comme l'expérience d'autres pays l'a mis en évidence par le passé, les risques de ysfonctionnement du Scénario S1 de référence sont fondamentalement de trois types.

Il s'agit tout d'abord du multiplicateur de revenus qui peut s'abaisser significativement si la réaction productive ne se produit pas et si la satisfaction des demandes des touristes se fait par l'importation de biens et services en provenance des pays émetteurs de
tourisme.

Ensuite, l'insuffisance de la capacité de financement interne (déjà constatée pendant les cinq premières années de Vision 2010) qui peut ralentir l'effort de création d'infrastructures. Enfin l'augmentation de l'utilisation des ressources naturelles induite par les flux de touristes (consommation d'eau et d'énergie, utilisation résidentielle de terres fertiles, transformation de paysages, détérioration de vestiges historiques et archéologiques, etc.). Des développements qui peuvent avoir des coûts implicites réduisant la qualité de la croissance économique engendrée par le tourisme de masse.

REPÈRES
Priorités
> Comme dans l'expérience ibérique, le tourisme international et domestique s'accompagne d'une expansion rapide des résidences secondaires (dont l'effet multiplicateur sur l'économie est supérieur à celui du tourisme traditionnel). Cette expansion de logements résidentiels se distribue sur le territoire à la fois dans les zones balnéaires et dans les centres historiques urbains (Marrakech, Fès, etc.).
> Sur le plan de la stratégie productive au Maroc, le Scénario S2 donne la priorité au tourisme intérieur et rural qui est une source de revenu pour des populations agricoles et artisanales, à la protection du littoral et à la gestion efficace de l'eau et de l'énergie.

Source : LE MATIN Par : Nadia Benyouref

par Achraf AHMINI publié dans : Stratégies & Prospectives
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